Ronan Kerrest

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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 12:08

Proposition pour lutter contre la spéculation immobilière (voir les conséquences des "subprimes") et faire rentrer des recettes fiscales :

 

Rendre progressif le montant des droits de mutation :

 

Pour les biens en dessous de 150 000 € pas de changement : 5%

 

Pour la part qui dépasse : chaque 100 000 € créer une tranche

 

 

Dans laquelle le vendeur et l’acheteur paierait 1 % supplémentaire plafonné à un taux maximal de 5 % pour le vendeur et 10 % pour l’acheteur

 

Exemple 1 je vends un bien de 150 000 € ou moins

 

Rien ne change je paie 7500 € de droits de mutation soit 5%

Le vendeur ne paie rien

 

Exemple 2 je vends un bien de 250 000 €

 

L’acheteur va payer 5% sur les 150 000 euros soit 7500 euros

Et 6 % sur les 100 000 euros suivants soit 6000 euros

Par rapport à la situation actuelle il paie donc 1000 euros de plus

 

Et le taux d’imposition est de 5,4 %

 

 

Le vendeur va payer 0 € sur les premiers 150 000 comme aujourd’hui

Et 1 % sur les 100 000 euros suivants soit 1000 euros

Et le taux d’imposition est de 0,4 %

 

 

 

Exemple 3 je vends un bien de 500 000 euros

 

L’acheteur va payer 5% sur les 150 000 euros soit 7500 euros

Et 6 % sur les 100 000 euros suivants soit 6000 euros

Et 7 % sur les 100 000 € suivants soit 7000 euros

Et 8 % sur les 100 000 € suivants soit 8000 euros

Et 9 % sur les 50 000€ suivants soit 4500 €

Par rapport à la situation actuelle il paie donc 8000 euros de plus

Et le taux d’imposition global est de 6,6 %

 

 

Le vendeur va payer 0 € sur les premiers 150 000 comme aujourd’hui

Et 1 % sur les 100 000 euros suivants soit 1000 euros

Et 2 % sur les 100 000 euros suivants soit 2000 euros

Et 3 % sur les 100 000 euros suivants soit 3000 euros

Et 4 % sur les 50 000 euros suivants soit 2000 euros

Au total 8000 € soit 1,6% d’imposition pour le vendeur

 

 

 

Exemple 4 je vends un bien de 1 million d’euros

 

L’acheteur va payer 5% sur les 150 000 euros soit 7500 euros

Et 6 % sur les 100 000 euros suivants soit 6000 euros

Et 7 % sur les 100 000 € suivants soit 7000 euros

Et 8 % sur les 100 000 € suivants soit 8000 euros

Et 9 % sur les 100 000 € suivants soit 9000 euros

Et 10 % sur les 100 000 € suivants soit 10000 euros

Et 11 % sur les 100 000 € suivants soit 11000 euros

Et 12 % sur les 100 000 € suivants soit 12000 euros

Et 13 % sur les 100 000 € suivants soit 13000 euros

Et 14% sur les 50 000 € suivants soit 7000 euros

Par rapport à la situation actuelle il paie donc 40500 euros de plus

Et le taux d’imposition global est de 9,05 %

 

Le vendeur va payer 0 € sur les premiers 150 000 comme aujourd’hui

Et 1 % sur les 100 000 euros suivants soit 1000 euros

Et 2 % sur les 100 000 euros suivants soit 2000 euros

Et 3 % sur les 100 000 euros suivants soit 3000 euros

Et 4 % sur les 100 000 euros suivants soit 4000 euros

Et 5 % sur les 100 000 euros suivants soit 5000 euros

Et 6 % sur les 100 000 euros suivants soit 6000 euros

Et 7 % sur les 100 000 euros suivants soit 7000 euros

Et 8 % sur les 100 000 euros suivants soit 8000 euros

Et 9 % sur les 50 000 euros suivants soit 4500 euros

40500 euros soit 4,05% d’imposition pour le vendeur.

 

Au total sur cette transaction qui est d’un montant très important l’impôt est de 13, 1 % ce qui reste un taux raisonnable (la TVA est à 19, 6 par exemple et on n’en paie pas sur cette transaction) surtout en sachant que le vendeur qui a forcément les liquidités pour payer une partie des conséquences désastreuses de la spéculation immobilière.

Il est proposé de plafonner les conséquences de cette réforme à un impôt de 10 % pour l’acheteur et à 5% sur le vendeur.

 

Le taux de 9 % reste proche de celui qui était appliqué il y a quelques années et est comparable aux autres pays européens. La France restera donc un pays à bas taux d’impôts sur les cessions immobilières mais seulement pour les cessions de montant modestes ou moyens.

 

 

Cette proposition, sans coût de perception (les notaires gagnent déjà assez bien leur vie), sans possibilité d’évasion, sauf celle de diviser mais c’est facilement contrôlable, freinera la folie des vente et achats (ça fait réfléchir) et rapportera plusieurs milliards d’euros.

Pour avoir une évaluation globale il faudrait faire une étude plus poussée mais on peut penser de l’ordre de 3 milliards d’€ par an.

Il faut évidemment que cette somme n’aille pas en l’état aux conseils généraux mais servent à compenser les disparités territoriales. Par exemple la Seine Saint Denis a 36 % de logement social les Hauts de Seine et Paris 14 % environ….donc plus de droits de mutation….donc ce plus intégralement versé dans un fond national réparti selon des normes réellement transparentes….

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 20:33

Comme ma gorge était nouée et ma plume gelée, j'ai choisi de vous livrer le texte de mon ami Philippe Stierlin...


Jean, mon Jean, notre Jean,

comme tu l’avais chanté,

 

« tu aurais

pu vivre encore un peu »

 

. Tu nous

étais si précieux. Ce n’est pas très

sympa (tu as vu, je n’ai pas écrit

« cool ») d’envoyer ce message à

tes amis et de partir toi-même trop

tôt. Tu aurais pu m’éviter d’écrire

cette chronique que je redoutais

tant et que je repoussais comme

on éloigne la mort. Je me disais

 

« Allez, il vaudrait mieux que je lui

taille un costume de son vivant plutôt

que de lui écrire une nécro.

».

 

 

« Les idées de Jean Ferrat

ont deux atouts : sa voix et sa

moustache. »

 

C’est tout de même

mieux que d’attaquer ainsi, comme

ces réactionnaires et cette grande

bourgeoisie que tu combattais :

 

« La moustache de Jean Ferrat a

un défaut : ses idées »

 

 

« Tu sais, c’était un vieux monsieur

»

 

 

« de

rien »

 

, ceux qui sont aux antipodes

de la simplicité, de l’humilité, de

l’Humanité… Tiens, ils me rappellent

ta chanson

 

 

« Pauvre Boris »

(1966) qui rend hommage à Boris

Vian :

« Tu vois rien n’a vraiment changé

Depuis que tu nous a quittés

On va quitter ces pauvres mecs

Pour faire une java d’enfer

Manger la cervelle d’un évêque

Avec le foie d’un militaire

Faire sauter à la dynamite

la Bourse avec le Panthéon

Pour voir si ça tuera les mythes,

qui nous dévorent tout du long. »

Comme celui de millions de

femmes et d’hommes, dont la vie

s’écoule sous le joug du capitalisme,

de ses rapports sociaux

d’une rare violence, de son chômage,

de sa précarité, de son saccage

de la planète, mon chagrin

est solitaire, unique, infini. Et pourtant

il est collectif, pluriel, terrestre.

J’ai retrouvé ce dimanche, pour

éloigner cette peine qui ne partira

sans doute jamais, une lettre de toi,

ancienne, adressée à plusieurs.

Elle se termine ainsi : « Au-delà de

ces mots, recevez toute l’affection

qui les accompagne en sourdine,

cette affection qui vient de loin,

qui n’est sans doute pas prête de

s’éteindre et qui n’est sans doute

qu’un souffle d’amitié ». Je me permets

de partager ces mots.

Ton communisme n’était pas de

caserne et ton humanisme de chapelle.

Mon sentiment est que tu

étais communiste sans te résumer

à cela. Tu l’étais sans être membre

du PCF. Je le dis en pensant que

c’est juste, sans intention de récupérer

ou de blesser quiconque. Aux

temps des cerises lequel il faudra

bien qu’il vienne, au moment de

ce XXIe siècle qui pour moi commence

aujourd’hui, aux jours où le

fil avec l’organisation révolutionnaire

du XXe siècle fondée avec

audace en 1920 se rompt pour plusieurs

d’entre nous (ou s’est déjà

rompu), je me souviens du couplet

et du refrain de ta chanson Le bilan

(1980).

« C’est un autre avenir qu’il faut

qu’on réinvente

Sans idole ou modèle pas à pas

humblement

Sans vérité tracée sans lendemains

qui chantent

Un bonheur inventé définitivement

Un avenir naissant d’un peu moins

de souffrance

Avec nos yeux ouverts et grands

sur le réel

Un avenir conduit par notre vigilance

Envers tous les pouvoirs de la terre

et du ciel

Au nom de l’idéal qui nous faisait

combattre

Et qui nous pousse encore à nous

battre aujourd’hui »

Le temps court et vient le moment

redouté de te quitter. Oui, demain,

nous défricherons les chemins

d’une révolution démocratique.

Pour une vie simplement humaine

sous le soleil, en route vers un quotidien

plus beau et dans la douceur

de notre mortelle condition. C’est si

peu dire que nous t’aimions.

Philipe Stierlin

. Non ! Tu étais un Monsieur.

Si tu les voyais, depuis que tu as

fermé les yeux, s’incliner devant

toi, ceux qui se croient les plus

forts et vivent des révérences qu’ils

font aux puissants, qui disqualifient

l’engagement militant, qui méprisent

les gens qu’ils nomment

 

.

Voilà donc que tu as baissé le poing,

la voix, les bras. Tu nous avais dit

que tu voulais mourir debout, dans

un champ, au soleil. Non dans un

lit aux draps froissés. Il va nous

falloir reprendre ta chanson, vivre

et mourir debout. Tous ensemble.

En s’accompagnant de ces vins de

Chablis que tu aimais. Plusieurs

m’ont dit, façon de me consoler :

J’aurais commencé par cette

phrase:

 

Par ronan kerrest
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 11:56

Tristesse…et colère..

Quand je vois que la société dans laquelle nous vivons, la politique du gouvernement, et encore d’autres attitudes politiques conduisent à de tels scores du FN (par exemple dans un de mes départements d’origine le Gard, le FN fait 23% soit + 7% par rapport au premier tour) j’en ai froid dans le dos… Vauvert : 25%, Saint Gilles 28,6% etc…Et des régions entières, Nord Pas de Calais, PACA, Picardie…Vous me direz de quoi te plains tu ?? tu vis dans une ville où le FN a été contenu depuis 15 ans aux niveaux les plus faibles du coin… et cette fois encore sous les 8 % avec 28% d’habitants étrangers…ce qui prouve qu’on peut vivre ensemble…

C’est justement pour ça que je suis triste et en colère : nous le savons dans notre Ile qu’on peut vivre ensemble et que c’est une œuvre collective, ça ne veut pas dire que tout est parfait, mais on ne se réfugie pas dans une expression de l’impuissance, de la division et de l’individualisme…

Arrêtez Monsieur Sarkozy d’opposer les uns aux autres ! C’est trop grave ! Et si dans un premier temps ça vous a servi électoralement le boomerang vous arrive dessus…et c’est nous qui allons trinquer…

Par ronan kerrest
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 03:20
 

Haga essai baissé

quesako?

C'est la banque HSBC... Au Brésil c'est plus long à prononcer...et bien figurez vous que la banque en question fait sa pub sur le thème « o banco mais solido do mundo » la banque la plus solide du monde...dans ces temps troublés ils pourraient être plus prudents...d'autant plus que leurs employés ont fait « grève » allant jusqu'à "paralyser" des agences (voir photo) ...
En France on dit qu'on ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu...je vais vérifier si cette expression existe au Brésil...

ayez confiaaaaaaaaaaaaaaannnce...

Par ronan kerrest - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 13:00

Voilà ce que nous avons affiché dans les halls des immeubles des cités Marcel Cachin et Marcel Paul


Dans la nuit du 24 au 25 août, Suzanne Barès-Paul, est décédée pendant son sommeil. Habitante de la cité Cachin, veuve du ministre communiste Marcel Paul (fondateur notamment d’EDF à la libération) elle nous inspirait le respect, par son courage, son sourire, sa gentillesse, sa simplicité. Elle était membre et responsable de plusieurs associations de déportés et résistants, de la CGT et du PCF, et c’est à l’action collective la plus large possible, au rassemblement de tous qu’elle appelait toujours pour la défense du service public et de l’intérêt général.

 

Ses obsèques auront lieu vendredi 28 août au matin, à 10 heures, au Funerarium du Père-Lachaise (entrée Métro Gambetta).

                                                            les militants communistes du quartier sud



J'ai pris cette photo au printemps, au hasard d'une rue de Paris...Le jeune agent d'EDF était fier de travailler avec cette affiche il n'avait pas l'air d'un militant partisan, juste un militant du service public..., je lui ai parlé de Suzanne, du sacré bout de femme qu'elle était...et j'ai parlé de cette belle rencontre à Suzanne ...
Merci à elle, à tout ce qu'elle nous a appris...

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 10:18

Claude Allègre a eu une carrière scientifique et politique bien remplie…il faut dire que quand on a 72 ans c’est plus facile de faire des bêtises (compte tenu de la durée de carrière)…Mais j’entends ici ou là qu’il voudrait rempiler ??? Pour ma part les contacts avec ce grand soleil de la pensée, ce guide de la recherche universitaire, ont été de courte durée mais d’une intensité assez forte.

Lorsque j’étais secrétaire général de l’UNEF en 1990-91 nous avions rendez-vous avec celui auquel Lionel Jospin donnait tous les pouvoirs en matière d’enseignement supérieur, il était « conseiller spécial » mais tout le monde disait « vice-ministre ».

La rencontre était prévue depuis plusieurs semaines mais finalement des impératifs des uns et des autres ont fait qu’il a été décidé au dernier moment que je conduirais la délégation avec deux autres collègues du secrétariat.

Le Plan social étudiant dont nous devions discuter était un vaste écran de fumée pour faire croire que quelque chose allait être fait pour lutter contre la misère des étudiants…et en plus dans ces quelques miettes était introduite la notion de prêts étudiants garantis par l’Etat, ils élevaient au rang d’institution les prêts bancaires et mélangeaient bourses et prêts…une sacré régression…Une seule mesure nous allait bien : celle de la possibilité d’arriver au demi tarif dans les transports (carte orange).

J’ai dit ça à Allègre en 7 ou 8 minutes : votre plan contient 10 mesures, aucune ne nous satisfait sauf celle sur la carte orange (à ce moment là, à Villetaneuse, on menait une grande action sur cette question), et nous ne sommes pas sûr que vous allez le faire donc on ne signe pas…en gros « c’est nul et en plus nous pensons que c’est voulu »…

Jamais je n’avais vu ça….il a dit « si s’était pour dire ça ce n’était pas la peine de prendre rendez vous » (en réalité nous savions que les 4 autres syndicats unef id, celf, uni et fage allaient signer) et il s’est levé est allé vers la porte en lançant : « vous ne pouvez pas venir négocier ici et fomenter la révolte dans les universités… » (drôle de conception du dialogue social si on ne peut parler qu’avec les gens qui sont d’accord…). Mes collègues et camarades étaient pétrifiés…moi je comprenais qu’il valait mieux que je leur laisse la parole et parmi les 6 membres du staff de Allègre s’était la panique…Théâtral il restait dans l’ouverture de la porte et attendait qu’on lui demande de se rasseoir (ce que mes collègues ont fait….) et l’entretien a eu lieu pour dire des lieux communs….et sortir du clash… drôle d’ambiance…

Finalement, le plan social été signé par 4 organisations sur 5 et la plupart des mesures « bonnes» ou mauvaises n’ont pas été appliquées…il a fallu attendre Jean Claude Gayssot en 1997 pour avoir la naissance de la carte imagin r….et l’aide aux syndicats étudiants est passée de 600 000 francs à environ 3 000 000… ça s’était pas mal…mais insuffisant pour nous convaincre…Beaucoup de bruit pour rien…mais surtout une bonne occasion de découvrir le fonctionnement de ce personnage haut en couleur…

 

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 18:54

COMMUNIQUE  A PROPOS DES LIGNES 13 ET 14 DU METRO

 

La ligne 13 du métro RATP défraie une fois de plus la chronique. Le prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare à Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen apparaît problématique.

Alors que pointe dans des délais courts une des solutions pour décongestionner l’affluence de voyageurs et soulager, à terme, leurs conditions de transports maintes fois décriées, les informations rapportées par la presse, et qui n’ont pas été portées directement à notre connaissance, indiquent que des surcoûts importants seraient imposés pour la dépollution des sols à Saint-Ouen, notamment pour y réaliser les garages de rames indispensables au nouveau terminus. C’est le fruit d’un passé industriel dont ni les populations, ni les villes ne sont à l’origine, mais qui relèvent de grands groupes et de l’Etat qui en ont été bénéficiaires.

Une fois de plus, et ce n’est pas le fruit d’un hasard malencontreux, des contraintes importantes risquent d’entraver une nouvelle réalité de fonctionnement du réseau métropolitain dans les villes populaires du secteur Nord-Ouest de la petite couronne de Paris.

Cela s’est déjà produit pour chacune des initiatives prises pour apporter de nouvelles conditions de transports sur la ligne 13 qui symbolise aux yeux de tous la maltraitance des populations et territoires de banlieue et les retards pris dans  la modernisation et le développement du réseau ; ainsi le système OURAGAN quasi paralysé, la modernisation des rames très ralentie, les mesures de renforcement de l’offre actuelle et de renouvellement technique sans résultats probants actuellement…

Elus investis, chacun pour notre part, dans des responsabilités et engagements différents, nous avons le souci d’une réponse efficace et fiable, sans délai, aux problématiques de la ligne 13.

Nous pensons que les élus, associations, syndicats, salariés et usagers concernés doivent connaître et en débattre, sans attendre, l’étendue des blocages pour le prolongement de la ligne 14. Ceci publiquement et dans le cadre du comité de ligne prévu à cet effet.

 

Nous soumettons également à la réflexion des autorités compétentes, des propositions complémentaires pour tenir compte de la montée en charge très importante des activités économiques, universitaires, de recherche et de l’habitat, ainsi que du projet de développement des lignes à grande vitesse SNCF avec une nouvelle gare à Stains.

Il s’agit du dédoublement de la ligne 13 actuelle, avec la création d’une nouvelle ligne 15 à partir de Saint-Lazare, accompagné des prolongements vers Stains/ La Cerisaie et vers Gennevilliers/Port autonome.

Pour nous, indépendamment de toutes les autres infrastructures prévues en petite et moyenne couronnes, l’ensemble de ces deux projets parait indispensable. Dans l’attente, doivent être décidées d’autres mesures de desserrement de l’affluence et des renforts de métro, RER et bus, complémentaires à celles d’ores et déjà prises.

Les retards pris, la pénalisation des habitants et des salariés de tout ce territoire, les problèmes accumulés et récurrents doivent cesser : les lignes 13 et 14 du métro RATP doivent connaître, dans les plus brefs délais, un nouvel avenir.

 

Patrick Braouezec Député, Président de Plaine Commune, conseiller municipal de Saint-Denis

 

Jean Brafman Conseiller régional, administrateur du STIF, Président de la commission démocratisation et du comité de ligne 13

 

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 14:21
Elisabeth Guigou vient de traiter le gouvernement Fillon d'"autiste" . Ne croyez pas que j'en veuille particulièrement à Madame Guigou, elle n'est pas la seule à utiliser ce mot autiste en en faisant un qualificatif déplaisant ...
Non autiste ne doit pas être une insulte ou un qualificatif dégradant et pour une raison essentielle : les autistes eux ils ne le font pas vraiment exprès, ils sont parfois coupés d'une partie du monde mais pour l'essentiel ne le choisissent pas....Traiter quelqu'un ou un groupe d'autiste c'est lui faire trop d'honneur, laisser penser que c'est malgré lui, à l'insu de son plein gré....qu'il n'écoute pas ce qu'on lui dit...

Donc gardons ensemble toute notre sympathie pour les autistes et toute notre antipathie ...pour le gouvernement...
Par ronan kerrest
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 15:52
je publie ci dessous l'opinion de 3 membres du NPA....Dont une Catherine Jouanneau avait quasiment disparu de la vie politique pendant plus de 15 ans (elle était avec moi au bureau national de l'UNEF à la fin des années 80)....motivée par le non de gauche puis par l'espoir de la candidature unitaire des présidentielle elle retourne au charbon...et elle n'a pas tord!!!!


Pour un front de gauche aux élections européennes, nous persistons, par Alain Faradji, Catherine Jouanneau et Christian Picquet

LE MONDE | 25.02.09 | 13h15  •  Mis à jour le 25.02.09 | 13h15


ssus d'histoires différentes, mais partisans d'un front de la gauche de gauche aux prochaines élections européennes, nous nous sommes retrouvés dans la "sensibilité unitaire" qui a obtenu le soutien d'un délégué sur six au congrès fondateur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Nous l'avons d'ailleurs payé de notre éviction brutale des instances dirigeantes de ce dernier. L'heure n'est pourtant pas, pour nous, au découragement ou à la déploration. Nous ne nous résignons pas à voir notre formation, à peine née, commettre un faux pas irrémédiable.

En juin, à l'instant même où les citoyens de l'Union européenne se verront convoqués aux urnes, la crise du capitalisme aura déjà produit des centaines de milliers de nouveaux chômeurs, des fermetures d'entreprises et des délocalisations en série, des régressions sociales et des dégradations dramatiques des conditions d'existence du plus grand nombre.

Les profits faramineux de ces actionnaires dont l'avidité a placé la planète tout entière au bord d'une catastrophe, mais qui n'en continuent pas moins à s'enrichir cyniquement, ne seront jamais apparus si insolents. La construction libérale de l'Europe ne pourra plus dissimuler sa totale vacuité, nul ne s'aventurant plus à défendre l'idée que la "concurrence non faussée", l'autorégulation des marchés ou l'indépendance consentie aux banques centrales puissent, d'une quelconque manière, conduire à une "mondialisation heureuse".

Ici même, face à un régime de plus en plus oligarchique dans sa pratique, la colère aura encore grandi, pouvant à tout moment se transformer en une explosion, dont la situation aux Antilles peut être un signe précurseur.

L'exaspération populaire, l'angoisse qui saisit la société, l'ampleur d'une attente sociale, qui vient de faire descendre 2,5 millions de travailleurs dans la rue le 29 janvier, demeurent toutefois orphelines d'une perspective politique. Rarement, le besoin d'une réponse de gauche, plus précisément de cette gauche qui n'a pas renoncé à contester la domination destructrice du capital, se sera-t-il fait à ce point sentir.

Englué dans son soutien au traité de Lisbonne, qui grave dans le marbre des orientations dont la faillite n'est plus discutable, le Parti socialiste se montre durablement incapable de porter une alternative à la hauteur du moment historique présent. C'est la raison pour laquelle il importe tant de renouer le fil brisé du rassemblement de la gauche du "non", qui avait conduit au succès que l'on sait la campagne de 2005 contre le traité constitutionnel européen.

Au printemps, c'est notre conviction, une nouvelle offre radicale doit voir le jour, porteuse d'une ambition majoritaire au sein de la gauche, commençant de ce fait à changer la donne politique, se faisant l'écho des recompositions qui s'amorce sur notre continent. D'un même mouvement, des millions d'hommes et de femmes doivent pouvoir émettre un vrai vote de gauche. Sanctionner la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d'un patronat de combat. Prolonger politiquement les mouvements sociaux. Défendre les mesures d'urgence anticapitalistes qui s'imposent pour protéger le monde du travail des retombées de la tourmente financière. Dessiner les contours d'une autre Europe, au service de peuples qui récupéreraient enfin leur souveraineté, plaçant la satisfaction des besoins sociaux au coeur des politiques publiques, se réappropriant le système bancaire et le crédit, redistribuant audacieusement les richesses au moyen d'une harmonisation sociale et fiscale, stoppant les privatisations pour réhabiliter les services publics, instaurant une planification écologique afin de lutter contre la dévastation menaçante de notre cadre de vie, défendant une démarche de paix par la rupture avec le bellicisme de l'Otan.

Aucune des composantes de la gauche de gauche ne peut, isolément, porter ce programme avec la crédibilité suffisante. Le risque est même que leur concurrence absurde n'aboutisse à les priver toutes d'une représentation au Parlement de Strasbourg. Voilà pourquoi nous ne renonçons pas à faire prévaloir la raison sur les calculs à courte vue.

Nous ne pouvons nous satisfaire des faux prétextes ou des arguments de circonstance qui conduisent immanquablement à briser l'unité, donc à détruire tout espoir à gauche. S'il faut, bien sûr, un front durable de la gauche de combat, dans les luttes comme dans les élections, autant ne pas louper la première marche et commencer à le bâtir à l'occasion du rendez-vous d'importance qui se présente. Le NPA doit faire le pari dynamique que les approches divergentes de la question des alliances gouvernementales à conclure dans le futur se clarifieront à la chaleur des expériences réalisées en commun.

Rien n'est encore joué. A l'heure où vont s'ouvrir les discussions sur la mise en place d'un front de gauche, il importe que se fasse entendre partout la voix de celles et ceux, engagés dans des partis ou simples citoyens, acteurs sociaux ou militants de terrain, qui ne veulent pas que soit une nouvelle fois sacrifiée la possibilité qu'une autre gauche émerge enfin dans ce pays. Nous serons à leurs côtés...


Alain Faradji, Catherine Jouanneau et Christian Picquet sont membres du NPA.

 

Article paru dans l'édition du 26.02.09

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 10:45

Elections européennes : tous ensemble… divisés

Il s’agit de mon édito à paraître dans le numéro de mars de Regards. Bonne lecture ! 

Face à une droite qui continue de déployer sa politique néolibérale et son contrôle social, les mobilisations donnent du souffle. Ca craque de partout, la colère s’affirme, le slogan « rêve général » se colle dans les manifestions. Ne boudons pas notre plaisir de voir s’épanouir le temps de la révolte qui imprègne des secteurs et des territoires très divers de la société française. Le débouché de ces luttes, c’est d’abord de gagner. Obtenir très concrètement des avancées en termes d’augmentation des revenus et des protections sociales, telle est l’urgence. Pas question pour autant d’en oublier l’alternative politique. Les crises économiques, écologiques, sociales et démocratiques radicalisent les esprits et obligent les tenants d’une gauche de transformation sociale à innover, à être en phase avec les exigences qui s’expriment, à se mettre en situation de constituer une réponse – et non seulement un écho à la contestation.

La prochaine échéance électorale est européenne. On pourrait se dire : « ça tombe bien, nous avons un acquis dans la gauche radicale, c’est la bataille du « non » au Traité Constitutionnel Européen et le scrutin de listes est favorable à l’union des forces aujourd’hui éclatées ». Les convergences programmatiques et stratégiques ne posent pas de difficultés. Sur le fond, quelles différences substantielles opposent le PCF, le Parti de Gauche, le NPA et les mouvances de la Fédération ? Aucune. Leurs acteurs ont fait tréteaux communs en 2005 et défendent, pour l’essentiel, des propositions similaires. Des bases de contenu sérieuses pour des listes communes défendant une Europe sociale, féministe et écologique existent. L’impossibilité à faire cause commune trouverait-elle davantage de motifs dans des stratégies différentes ? Que nenni. La cogestion de l’Union Européenne entre le Parti populaire européen et des démocrates européens (PPE-ED), la droite, d’une part, et le Parti socialiste européen (PSE) rassemblant les socialistes, les travaillistes et les sociaux-démocrates, d’autre part, est une triste réalité, malheureusement appelée à perdurer. Les potentiels eurodéputés de l’autre gauche seraient nécessairement dans l’opposition au Parlement européen. Il n’y a aucun risque d’accord avec les sociaux-démocrates – exigence notamment portée par le NPA qui se trouve là satisfaite sans ambiguïté. En effet, une gauche digne de ce nom ne saurait soutenir une majorité qui accompagne un système dans lequel la pauvreté de tous est mise au service du luxe de quelques-uns et d’un grand gaspillage d’énergies et de richesses.

Et pourtant… L’absurde est désormais à portée de main. La division qui se prépare pourrait conduire à ce qu’aucun député ou presque ne représentent au Parlement européen les Français qui combattent la construction néolibérale de l’Union et qui ont voté « non » au TCE en 2005. Le NPA multiplie les préventions, la direction du PCF semble vouloir faire le tri entre les partenaires potentiels. Bref ! Au moment où se rédige cet édito, la messe semble dite : il n’y aura pas de front large de la gauche de gauche, le seul qui aurait permis de gagner en crédibilité et lisibilité pour travailler, à l’échelle européenne, à la convergence des mobilisations sociales et des dynamiques politiques alternatives. Ceci dit, l’heure du dépôt des listes n’a pas encore sonné, des réunions nationales entre les parties sont prévues dans les semaines qui viennent, des voix unitaires sont encore bien décidées à se faire entendre. Et, comme on dit, un miracle est si vite arrivé…

Clémentine Autain

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 18:59
Voilà le courrier que j'ai adressé au maire de L'Ile-Saint-Denis, pour lui transmettre le courrier que m'a adressé la CRIIRAD ...suite à notre papier du 8 décembre (voir plus bas)...à suivre



Monsieur le Maire,

 

Comme madame Carichon en a fait état lors du dernier conseil municipal, j'ai reçu, suite à ma sollicitation sur la démolition des bâtiments Charvet, un courrier électronique de la CRIIRAD qui m'a demandé de me faire son porte parole auprès de vous ce que je fais par la présente.

 

Je vous remercie de trouver ci-dessous le contenu de ce courrier que j'ai par ailleurs également transmis ce jour à Monsieur le Sous-Préfet.

 

"En août 2006 des citoyens nous avaient indiqué que des activités de démolition étaient en cours.

Je leur avais précisé : « La municipalité de l’Ile Saint-Denis a sollicité notre laboratoire entre 2003 et 2005 pour lui apporter un avis critique sur ce dossier. Notre dernière intervention a été une participation à une visite du site et une réunion en sous-préfecture le 19 janvier 2005 (mairie, STIIC, ANDRA, ets Charvet). Lors de cette réunion nous avons insisté sur la nécessité de réaliser des contrôles complémentaires sur les berges, de revoir à la baisse les seuils de radioactivité résiduelle après décontamination du site en fonction des scenarii de réaménagement (parking ? immeuble ?), de mieux caractériser les déchets radioactifs par de nouveaux sondages et des mesures spectrométriques plus complètes ». Depuis nous n’avons pas eu de nouvelles.

La démolition de 2006 portait apparemment sur une partie des hangars qui risquaient de s’écrouler.

Nous sommes submergés de travail, pouvez vous écrire à la Mairie et à la sous-préfecture pour demander un bilan de la situation actuelle.

1 / La démolition est-elle terminée ?

2 / Quel est le niveau résiduel de radioactivité du sol au droit du site et sur les 2 berges ?

3 / Quel est le projet pour un réaménagement futur ?

  

Cordialement

Bruno CHAREYRON

Ingénieur en physique nucléaire

Responsable du Laboratoire CRIIRAD"

Vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à cette demande, je vous prie de recevoir, Monsieur le Maire, l'expression de ma considération la meilleure.

 

Ronan Kerrest

18 rue Marcel Cachin

93450 L'ile-Saint-Denis

 

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:04
J'ai été interpelé par de nombreux collègues, amis, membres de ma famille sur la suppression de la taxe professionnelle
Pour ma part, au delà des arguments avancés dans la déclaration ci-dessous je vois deux raisons essentielles qui expliquent cette décision scandaleuse :
- Cette décision met par terre des années d'argumentation et d'action pour qu'enfin cette taxe soit partagée entre territoires riches et pauvres : Puteaux ou Neuilly sur Seine n'auront pas de partage à faire avec Sevran ou Clichy sous Bois, cette question de solidarité sera "éteinte"...alors qu'elle était posée avec force...plutôt que de la supprimer il fallait fonder un taux unique de la TP en Ile-de France et en cinq ou dix ans faire en sorte que la répartition réponde aux besoins...en tarrissant la source on veut éteidre les revendications..
- Alors que la répartition capital-travail depuis 25 ans se dégrade de manière dangereuse au profit du capital, et est en partie à cause de la crise que nous traversons, continuer à faire des cadeaux aux entreprises, au détriment des contribuables individuels ...encore une fois on déplacerait le curseur d'impôts moins injustes vers des impôts plus injustes

L'argument suprême de N.Sarkozy est de dire que la France est le seul pays à avoir cet impôt...plutôt que de le réformer pour le rendre plus actuel il choisit de le supprimer...recevant les chaudes félicitations des patrons...
Alors que j'ai plusieurs fois remarqué dans des colloques internationaux que notre TP nous est enviée : comment faire payer les entreprises? quel lien instaurer entre elles et les élus locaux?? Il n'est pas possible qu'un tel impôt soit instauré localement...Il faudrait au lieu de le supprimer, le moderniser et l'étendre à toute l'Europe et plus encore...




Déclaration des élus communistes et républicains
suppression de la taxe professionnelle : un coup terrible porté à la démocratie, aux services publics locaux et au pouvoir d'achat des ménages Après la suppression de la part salariale dans l'assiette et le plafonnement de la cotisation à 3,5% de la valeur ajoutée, c'est désormais
la suppression pure et simple de la taxe professionnelle que Nicolas Sarkozy vient d'annoncer.
Au motif de libérer l'innovation et l'investissement, le choix idéologique libéral du chef de l'État et du gouvernement exonère l'entreprise de toute responsabilité en terme de développement des territoires, tout comme les
choix libéraux ont progressivement réduit l'impôt sur les sociétés dans tous les pays de l'Union Européenne


Dans le droit fil de la réforme en cours des collectivités locales, le seul critère retenu est la compétitivité des territoires, avec la suppression de toutes contraintes au nom d'une « liberté de circulation et de valorisation des capitaux ».
C'est clair, en annonçant la suppression de la taxe professionnelle dès 2010
le Président de la République a répondu ainsi à la demande pressante du MEDEF et prive les collectivités locales de près de la moitié de leurs
recettes fiscales utiles pour le développement de leurs services publics locaux.
La taxe professionnelle est actuellement le seul impôt qui établit un lien direct entre l'entreprise et son lieu d'implantation. Elle
contribue ainsi à responsabiliser l'entreprise par rapport à la collectivité territoriale et aux populations. En échange les collectivités locales financent les investissements en infrastructures et services dont bénéficient les entreprises et leurs salariés.
Depuis de nombreuses années la taxe professionnelle est en proie à une attaque en règle et l'État a pris en charge une part importante de son montant (aujourd'hui, 10 milliards d'euros), en dénaturant son sens et réduisant son efficacité. Mais contrairement aux 8 milliards d'euros que le Président de la République a annoncé, elle représente encore 28 milliards d'euros.

L'ANECR réaffirme l'exigence que les entreprises contribuent à la dépense publique locale dont elles sont une des principales bénéficiaires.

Les élus communistes et républicains font depuis longtemps des propositions pour moderniser cet impôt et le rendre plus juste et plus efficace.

En effet il faut mettre fin au déséquilibre actuel entre les différents secteurs d'activités. Le secteur industriel, l'énergie et les transports sont redevables de 66% de la taxe professionnelle alors qu'ils ne produisent que 33% de la valeur ajoutée. C'est le secteur financier qui profite de ce déséquilibre. D'où la proposition de loi portée par les parlementaires communistes et républicains d'intégrer dans les bases de la taxe professionnelle les actifs financiers des entreprises car la financiarisation est un frein au développement de l'emploi et des activités productives qui sont indispensables pour répondre aux besoin sociaux et économiques.

C'est bien dans la sphère de la production que la crise a formé sa puissance dévastatrice avec le partage sans cesse plus inégal des valeurs ajoutées entre le capital et le travail. C'est bien à cela qu'il faut s'attaquer.

 L'introduction des actifs financiers dans la base de cette taxe permettrait d'alimenter un fond national de péréquation. Le taux serait fixé au plan national par le Parlement. La collecte nationale serait répartie selon des critères et des clés de répartition prenant en compte le développement humain du territoire (éducation, social, emploi.).

 On le voit un tel impôt permettrait tout à la fois d'assurer des recettes aux collectivités locales mais dans le même temps de jouer un rôle incitatif pour l'emploi et le développement solidaire des territoires.

Bien entendu les bases de cet impôt seraient composées également de la valeur ajoutée, de la valeur locative foncière, et de la valeur locative des équipements et biens immobiliers afin de consolider les liens entre
l'entreprise et la collectivité. Le Président de la République aurait été mieux inspiré en mettant cette proposition de loi à l'étude.

Car en décidant de supprimer la taxe professionnelle, il transfère sur les ménages toute la charge sans tenir compte de leur capacité contributive, aggravant toujours plus les inégalités et dégageant l'entreprise de toute
contribution à son environnement dont elle profite.

 Tout comme la réforme annoncée des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle est un coup terrible porté à la démocratie, à la libre administration des collectivités locales, aux services publics
locaux.

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 20:18

29 janvier 2009
Cette manifestation était un vrai moment de bonheur, le beau temps, le nombre incroyable, bloqués 10 minutes dans les couloirs du métro Bastille ...bloqués 2 heures avant de partir....loin des polémiques débiles sur le nombre de manifestants, sortant de l'effroi que fait planer cette crise incroyable, loin des attaques contre la démocratie, loin de ce sentiment de solitude qu'ont parfois les militants...de ce sentiment de découragement...Nous étions tout sourire, toute joie de se retrouver...comme nous sommes : le peuple...celui décrit dans Ma France de Ferrat, celui qui fait battre le coeur de ce pays, des enseignants très nombreux, des ouvriers, des sans papiers, des chômeurs, des jeunes des vieux...Ce que cette manif portait c'est aussi un renouveau, sur les centaines de milliers à Paris, des dizaines de milliers manifestaient pour la première fois...ils le disaient;;;le montraient...et ça... Monsieur Sarkozy vous auriez du voir leurs visages, au milieu de ceux qui se voient à chacune des manifs... ils étaient chez eux pas "assimilés", pas "intégrés" juste chez eux....et ça cette force vous avez vraiment raison de vous en méfier....elle n'a pas de traduction politique au sens partisan mais aujourd'hui des centaines de milliers de français ont fait cette expérience individuelle pour la première fois...et ça ....c'est fort... et c'est porteur d'avenir... 
Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 10:33
je sais je sais ...ce mail est sûrement envoyé à des dizaines de milliers d'exemplaires...mais je n'ai pu résister au plaisir de vous le faire partager...



Un homme d'exception !

 

 - Nicolas Sarkozy a sauvé Alsthom et il a libéré Ingrid Betancourt.

 

 - Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.

 

 - Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.

 

 - Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée.

 

 - Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

 

 - Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un
  pyjama Nicolas Sarkozy.

 

 - Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.

 

 - Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.

 

 - Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.

 

 - La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy, c'est sa
>  chaussette.

 

Hier, Nicolas Sarkozy allait chercher la Croissance avec les dents.

Aujourd'hui il retient la récession entre ses dents 

 

 - Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.

 

 - Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons.

 

 - Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté
  Nicolas Sarkozy se situe.

 

 - Nicolas Sarkozy sait parler le braille.

 

 - Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces que
  Nicolas Sarkozy autorise à survivre.

 

 - Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait
  mettre son slip par dessus son pantalon.

 

 - Un jour, au restaurant, Nicolas Sarkozy a commandé un steak. Et le
  steak a obéi.

 

 - Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a
  cligné des yeux.

 

 - Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l'échelle de Richter.

 

 - Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.

 

 - Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son.

 

 - Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.

 

 - Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Nicolas Sarkozy lui en a
  donné 6.

 

 - Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.

 

 - Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement
  Nicolas Sarkozy ne pleure pas.

 

 - Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n'y a pas de reflet:
  il n'y a qu'un seul Nicolas Sarkozy.

 

 - Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce
  qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.

 

 - Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au 2 avril...
  Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy. Ne l'oubliez jamais ! '""

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 11:53

Quelques mots sur la dette publique

 

La dette publique en France est de 1300 milliards . La dette de l’Etat a augmenté au 3ème trimestre de 11,3 milliards, celle des « organismes divers d’administration centrale » de 4,1 milliards celle des collectivités locales de 1, 4 milliards et celle la « sécu » a …baissé de 1,2 milliards…

 

Les français ont en moyenne une dette publique de 20 000 euros alors que le patrimoine public correspondant est de 6 fois ce montant !!! et on le voit ce n’est pas ceux qu’on imaginent qui le creusent…

Par exemple les dettes du Conseil général sont d’environ 550 euros par habitant, celle de la ville de l’Ile Saint-Denis de près de 850 euros par habitant, autour donc de 1400 euros au total à comparer aux dettes publiques d’un total de 20 000 euros… On comprends donc pourquoi on ne peut parler de fiscalité locale sans parler de fiscalité nationale et notamment des cadeaux aux plus riches au travers du « paquet fiscal »…de 15 milliards (par an !!!) …

 

Et on comprends aussi pourquoi, dans une des villes les moins endettées du départeemnt depuis 20 ans il ets possible d’emprunter 200 000 euros (soit 30 euros par habitant alors que les taux d’intérêts sont bas) plutôt que d’augmenter les impôts de 7 % comme l’envisage la municipalité de notre Ile…

Vous allez me dire ...encore faut il que ces investissments soient utiles...effectivement le sujet mérite débat...raison de plus pour ne pas se précipiter pour augmenter les impôts...
Par ronan kerrest
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 13:34
Comme chaque matin (lorsque j'ai le temps) je lis le Figaro après avoir découvert mon huma quotidien...Une vieille habitude qui me viens notamment du moment où je travaillais dans les imprimeries de journaux et aussi de quand j'étais attaché parlementaire de Jacques Brunhes...
et là un titre en Une n'a pas manqué d'attirer mon oeil : "les best du Figaro 2008 : Nicolas Sarkozy homme politique de l'année" et oui donc c'est incroyable le Figaro fait donc de l'auto promo!!! 
Le Figaro est le journal officiel??  et l'article est croustillant...ce ne serait pas le Figaro mais les "internautes du Figaro" qui auraient désignés avec "40% des votes"
j'ai retrouvé le "sondage...remarquez ils ont pas lésiné ...2 Sarkozys dans le même panel de 10 alors que ne figurent pas dans les propositions des hommes et femmes aussi insignifiants que Bertrand Delanoé, Marie-George Buffet, Jean Marie Le Pen, ou François Bayrou...des broutilles...

résultats du sondage touvés sur internet :

Le politique français de l'année

Quel homme ou quelle femme politique français a le plus progressé dans votre estime en 2008 ? Le vote est clos. Vous avez été 18260 à y participer.

Martine Aubry 5.99%
.
Xavier Bertrand 5.53%
.
Olivier Besancenot 7.37%
.
Rachida Dati 4.70%
.
Jean Sarkozy 2.25%
.
Ségolène Royal 9.97%
.
François Fillon 11.84%
.
Benoît Hamon 6.74%
.
Nicolas Sarkozy 40.49%
.
Dominique Strauss-Kahn5.12%

Du coup dans ce sondage on est rassurés...ce sont bien à vue de nez 70% des lecteurs du Figaro qui sont de droite!!!!
Et le meilleur c'est bien sûr le commentaire :

"Les apparences sont trompeuses. Elu personnalité politique française 2008 par les internautes du Figaro, Nicolas Sarkozy revient de loin. Qui aurait parié un kopeck sur lui au mois de janvier 2008? A cette époque le président est en plein désamour avec une large partie des français qui l'ont porté à la tête du pays 6 mois plus tôt. (...) Il bat des records d'impopularité. Incroyable retournement pour l'homme de la rupture.
La pente sera longue à remonter. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni décident de changer de style (...). Bien sûr il est trop tard pour inverser la tendance avant les municipales . L'UMP essuie un de ses plus graves revers.
Il suffit pourtant d'une visite d'Etat réussie chez la reine d'Angleterre pour que les français découvrent la finesse et l'élégance de leur nouvelle première dame. C'est la fin du bling-bling. L'atout "Carla" devient l'une des meilleures cartes pour un président en quète de présidentilisation...."

J'arrête là parce que c'est trop long à retaper...mais croyez moi c'est un grand moment de rire ...jaune ...si on imagine qu'après TF1, le Figaro NS veut contrôler tout l'audiovisuel public et pourquoi pas d'autres choses...Dernière conséquence de ce top 10 : il y a 2 Sarkozys dans les 10 premiers...(seulement 10 noms proposés...)

Merci encore à Monsieur Bruno Jeudy pour ce moment de rire ...qui fait froid dans le dos...
vous avez dit république bananière??
Par ronan kerrest
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 18:54

Aux citoyennes et citoyens …

 

  Oui, il est possible de faire converger toutes les forces qui veulent une autre  europe

 

  Oui, il est urgent et nécessaire que toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas subir agissent

 

  Oui, pour s’opposer à la politique de la droite et du patronat, les élections européennes  peuvent être un moment fort

 

 

Aux salariées et salariés, précaires, chômeurs et sans rien, jeunes et vétérans, de tous les horizons et origines,

 

Aux membres ou non d’organisations, de courants politiques -tels que les Ecologistes radicaux, le Parti de Gauche, les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires, le Pari communiste français, la LCR, le NPA, le courant UNIR, l’Association des Communistes Unitaires, l’ADS, les fédérations départementales d’alternative à gauche,…

 

Aux syndicalistes de la CGT, de SUD, de la FSU, ou de tout autre syndicat d’exigence sociale et acteur du mouvement social,

 

Aux membres des associations, collectifs et réseaux, actrices et acteurs de l’écologie, du féminisme, de l’égalité et de la promotion des droits, des luttes contre les discriminations et pour les libertés, de l’altermondialisme, des services publics, du droit au logement et de l’école pour tous, des combats internationalistes et pour la paix, d’une tout autre politique de l’immigration et pour la régularisation des sans-papiers…

 

Appel large, sans exclusive, proposé à toutes celles tous ceux qui  sont à la recherche du rassemblement le plus large de la gauche de transformation sociale et écologique pour les élections européennes…

Il est souhaitable que partout, et notamment dans les villes et quartiers, ce rassemblement dans la diversité de toutes ses composantes, soit effectif et non partiel ou sélectif. C’est la condition de l’efficacité et du succès…

Cela vaut pour toutes les initiatives…comme cela l’a été pour cet appel…

 

FAIRE ENTENDRE NOTRE VOLONTE D’UNE AUTRE EUROPE ET  NOTRE REJET DE  LA GESTION DE LA CRISE,  CELA NE SE SEPARE PAS…

 

Pour faire entendre une autre volonté politique au parlement européen, nous renouvelons  donc un appel à la constitution de listes de large union des partisans d’une Europe sociale, démocratique et écologique, en rupture avec la domination des marchés financiers et la mondialisation libérale. Nous proposons cet engagement en premier lieu à toutes les forces de gauche qui ont dit non au TCE en 2005 et qui ont refusé la ratification anti-démocratique du traité de Lisbonne en 2008. Qu’aient lieu, sans attendre, des discussions dans cette perspective ! Nous proposons aussi ce rassemblement politique à toutes celles et à tous ceux qui, sans partager la même  trajectoire souhaitent défendre ces objectifs communs.  Des forces comme le Parti de gauche et le PCF se sont prononcées ; le NPA, visiblement, en discute. Tous les écologistes partageant les mêmes engagements que nous devraient aussi prendre leur place dans cette unité,  en particulier  celles et ceux qui se sont retrouvés dans  la campagne de José  Bové et ne partagent pas son choix d’aujourd’hui.

 

______________________________________________________________________________________________________________________

Signez l’Appel pour une autre Europe !

http://www.politis.fr/Appel-pour-une-autre-Europe-signez,5093.html

 

L’appel que nous publions ici pour la constitution de listes unitaires aux européennes de juin prochain a été proposé en application du mandat délivré par l’assemblée qui s’est tenue le 11octobre à Gennevilliers, lors de la réunion nationale autour de l’Appel de Politis.

 

Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 15:37

Les communistes de l’Ile-Saint-Denis réunis en conférence de section ont souhaité transcrire dans un document quelques positions, réactions à la situation, propositions aux directions départementales et nationales. Ils n'ont pas souhaité se prononcer sur le document proposé par la direction nationale.

 

 

"Depuis des années le PCF dans notre ville a pris une orientation rassembleuse, il a tenté de favoriser la mobilisation et l’implication des habitants, et la dernière expression de cette orientation a été l’impulsion et la contribution à un collectif de citoyens. Cette démarche citoyenne est arrivée en tête de la gauche aux municipales, elle a permis de la rassembler (citoyens, communistes, socialistes, LO...) pour le deuxième tour et de rassembler la majorité des habitants dans 3 quartiers sur 4 de notre ville échouant de seulement 36 voix d’après les résultats officiels.


Au niveau local nous poursuivrons notre action pour éclairer nos concitoyens et contribuer à leur rassemblement, nous nous appuierons sur le programme de la liste à laquelle nous avons contribué en 2008, pour permettre à chacun de vivre mieux, de pouvoir donner son avis. Nous participerons autant que nous pourrons et qu'il paraîtra efficace aux espaces de débat existant encore dans notre Ile.

 

Une situation de crise grave, résultat de décennies d’ultralibéralisme en France et dans le monde :

Le capitalisme financier a été favorisé depuis des décennies par les politiques libérales et social-libérales : en matière de services publics, de santé, de nombreux pans de l’économie ont été livrés au privé par les gouvernements successifs de droite comme de « gauche ». La dernière période de droite depuis 2002 et encore plus depuis 18 mois avec Sarkozy ont encore aggravé la situation de soumission aux marchés.

Face à la crise c'est maintenant le système capitaliste lui même qui est mis en cause. Cette situation appelle un positionnement plus net contre le capitalisme.

 

Agir pour les libertés :

Du renforcement de l’ « Etat Sarkozy » dans l’audiovisuel, à la volonté d’emprisonner les enfants à partir de 12 ans, aux fichages, les attaques sont nombreuses contre les libertés individuelles et collectives. Nous participerons aux actions unitaires engagées pour la défense des libertés.

 

Des capacités pour réagir :

La société française a des ressources, malgré le sabotage de longue date de la production française. Le tissu dynamique des PME doit être soutenu dans cette crise, il peut créer des emplois utiles au service de tous. Un système bancaire public devrait se mettre au service de cette logique et de ces objectifs. Les services publics sont de puissants outils de lutte contre les inégalités, ils sont efficace pour combattre les effets de la crise et renforcer la « compétitivité » de notre pays, nous poursuivrons notre action contre leur casse et leur privatisation (exemple de la Poste…)

La santé est un secteur essentiel pour le bien être de tous, c’est aussi un secteur porteur d’emplois nombreux et à tous les niveaux de qualifications. Nous continuerons à agir pour que les habitants soient soignés tant en urgence qu’au quotidien. A l’Ile-Saint-Denis nous agirons pour que le centre de soins réouvre et que les soins à domicile soient correctement réalisés.

 

 

 

La volonté de transformer la société :

Les communistes militent pour un changement de société et pour une alliance des forces de la gauche, pour une opposition farouche aux thèses et politiques de la droite. Ce rassemblement a montré son efficacité en particulier lors du référendum de 2005. Nous nous sommes vivement investis dans la campagne pour une candidature unitaire dans la campagne des présidentielles, ensuite pour la campagne du PCF en 2007 et le résultat a confirmé que la candidature de rassemblement aurait été préférable à celle du seul PCF.

 

Quel avenir pour le PCF ?

Il est de la responsabilité de la direction sortante de faire un examen critique des dernières années et de prendre le temps de vraiment revenir sur le bilan du « communisme ». Ceci prendra du temps mais est un travail nécessaire. Le PCF n’est plus, aujourd’hui capable d’analyser et de percevoir correctement la société, comment certains ont pu dire et penser que Marie George Buffet allait « gagner » l’élection présidentielle ?. L’absence de bilan de la direction dans le document du congrès est inexplicable pour ne pas dire inexcusable.

 

Notre congrès est un moment important pour redonner cet espoir si malmené par le spectacle affligeant du PS. Nous pensons dans un premier temps que les élections européennes vont être une échéance politique majeure. Celles–ci devraient pouvoir permettre de rassembler une grande partie des acteurs de la victoire du non de gauche au référendum de mai 2005. Ce rassemblement auquel le PCF doit consacrer son énergie pourrait déboucher sur une suite politique concrête, montrant que nous sommes utile à un rassemblement qui pourrait porter les espoirs de la gauche.

 

Dans cette réflexion, il nous paraît essentiel de nous pencher sérieusement sur la question des pouvoirs, du pouvoir. Cette réflexion doit aussi s’accompagner de celle sur la professionalisation de la politique et des élus, qui contribue à scléroser le fonctionnement démocratique et la participation citoyenne. La règle du non cumul des mandats en durée (maximum 2 ou 3) et en nombre devrait y contribuer. Nous voudrions également l'application du principe d ' « élu partenaire » que nous avons mis en avant lors des campagnes législatives 2002 et 2007 dans la circonscription, pour lutter contre la délégation de pouvoir et véritablement débattre avec les élus. C'est le chantier sur le changement des institutions qu'il faut remettre en première ligne.

 

Préparation du congrès :

La manière dont s’est préparé ce congrès a provoqué à l’Ile-Saint-Denis un mécontentement chez les communistes. La non participation des adhérents à ce vote a été considérable, s'était l'évènement. Plutôt que de tenter de montrer que le texte de la direction est majoritaire les analyses auraient du être axées sur ce fait essentiel, et les mesures prises par la direction pour y répondre.

Nous n’accepterons pas que les dérives constatées dans notre pays ou dans d’autres partis, (PS par exemple), dérives conduisant à se « ranger dans un camp ou derrière un chef », deviennent la règle dans notre parti. Cette procédure conduit à cela, il faut en changer.

 

Militer en coopération avec nos voisins :

Les villes voisines partagent des situations, des questions en commun….tramway, circonscription législative, cantonale, etc etc avec Villeneuve, Epinay, Saint Denis et Saint Ouen nous avons des rapports privilégiés et une volonté de mutualisation de certains moyens. Au delà des différences nous souhaitons amplifier des rapports efficaces et amicaux avec ces sections et également avec toutes celles de Plaine Commune. C’est en ce sens que nous leur adresserons cette contribution."


Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 16:08
Le parisien SSD 1 décembre 2008

Son bébé dans les bras, Mahamout n'en croit pas ses oreilles vendredimatin à l'accueil du centre de santé Voltaire à Montreuil. Dans le cadre d'un "redéploiement de l'offre de soins sur la commune", Voltaire doit en effet fermer ses portes en 2009. "c'est une très, très mauvaise nouvelle ! J'ai pris l'habitude de venir me soigner avec ma famille ici. Les gens sont sympatiques, c'est moins cher et puis il y a la PMI à coté. Pour nous aller à la croix de chavaux, c'est trop loin ! " se désespère le papa. Mahamout n'est pas le seul. D'autres patients mais aussi des soignants ont créé un collectif, un site internet ( www.collectifcmsmontreuil.info) et fait circuler une pétition pour protester contre la fermeture de Voltaire. " a cette disparition s'ajoute aussi l'arrêt de la radiologie au centre Bobillot, la suppresion des pélèvement de laboratoire au centre Savatéro de la croix de Chavaux et la fermeture du service prothèse dentaires pour l'ensemble des centres ", énumère un médecin membre du collectif de féfense des centres, qui déplore "l'absence totale de concertation".
 Au centre Voltaire, Jean-Marc Sallier, kinésithérapeute, ne comprend pas la décision de la mairie. " Le centre est peut-être un peu vieillot mais pas du tout vétuste, contrairement à ce qu'affirme la mairie qui n'est jamais venue nous voir ", déplore le spécialiste, en poste à voltaire depuis 1984. Et d'évoquer les actions de prévention menées dans les écôles du qurtier, mais aussi la proximité avec les patients, des populations parfois défavorisées, comme les locataires du foyer Bara tout proche. " si le centre disparait, ils finirons aux urgences de l'hôpital déjà engorgées" , pronostique Geneviève Brucelle, infirmière, inquiète pour les patients " sans couverture sociale " que le centre accepte de soigner gratuitement.
Dominique Voynet, la sénatrice-maire (vert) de Montreuil, prône un "rééquilibrage". "A Voltaire, il y a moins de 40 heures de consultations hebdomadaires et le centre Savatero n'est pas bien loin. Notre objectif, ce n'est pas de gagner de l'argent, mais de renforcer l'offre sur le haut-Montreuil en ouvrant un nouveau centre au Bel-air " explique l'élue qui garantie par ailleurs les postes des agents employés par la ville. " En tant que médecin, j'ai commencé ma carrière dans un centre de santé, qu'on ne m'accuse pas de vouloir les supprimer ", ajoute-t-elle en annonçant la réunion de l'ensemble des acteurs de la santé à Montreuil le 12 décembre en mairie. Patients et soignants, eux ont déjà prévu de se retrouver demain à 19 h 30 à l'écôle Diderot 1 pour organiser leur riposte.

MARJORIE CORCIER


Reste à savoir si elle s'inspire de la décision de Michel Bourgain (fermeture du centre de soins en 2003) ou si elle fait ça en ayant simplement eu la même réflexion : "la santé ça coûte trop cher"
Par ronan kerrest - Publié dans : Actualité - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 23:04
 

L’ile-Saint-Denis quai du châtelier : un bien étrange chantier…

L’usine Charvet a été démolie en quelques jours, dans le plus grand secret après que les panneaux signalant la radioactivité du site aient été enlevés…


Il y a 13 ans une pollution radioactive était découverte quai du Châtelier dans une propriété de la société Charvet (anciennement Sopragra)collecte et transfert de déchets de boucherie.
Il était démontré alors que cette pollution venait de minerai de radium transformé sur place dans la première moitié du 20 ème siècle pour des utilisations thérapeutiques ou commerciales.

Pendant des années les travaux ont été strictement interdits sur place, un périmètre de sécurité a été mis en place sur la berge (grillage posé pour en interdire l’accès) et le trottoir a été surélevé pour prévenir une éventuelle pollution.


Des dizaines d’heures de réunions avec des organismes spécialisés ou « compétents » pendant plus de 10 ans il a été interdit de rester sur ce site, d’y construire des habitations, de rester sur la berge pour pêcher, il a été recommandé au salarié permanent sur le site de bien ouvrir les fenêtres pour limiter la pollution intérieure par radon ( gaz radioactif )…


Des travaux de dépollution ont été prescrits…mais la note était salée pour les établissements Charvet dernier occupant. En l’absence de perspective de transformation de cette zone en zone d’habitation et en l’absence de lieu de stockage en France des déchets « faiblement » radioactifs le dossier est resté au point mort…et depuis bientôt 8 ans Michel Bourgain est maire « vert » de L’Ile-Saint Denis !!!


Mais sans en parler à personne la ville a accordé un permis de démolir le 9 novembre 2006. Pas d’information au conseil municipal, ni à la commission d’urbanisme. Interrogée fin 2006 justement, dans le comité de quartier voisin Mme Bourgain (maire-adjointe) a déclaré « ne pas être informée » Apparemment l’entreprise arrivant au bout des deux ans de délais de validité de ce permis a enlevé les avertissements sur la radioactivité…et a démoli dans l’urgence le site…


Quelle action de la municipalité ? visiblement le laisser faire … Mais comment imaginer que la mairie va ensuite autoriser la construction de bureaux et pire de logements ou d’une école sur ce site ? Comment même imaginer que ce nouvel « écoquartier » soit labellisé « haute qualité environnementale » (HQE) ?


Quelles précautions pour les ouvriers ? Quelles informations et consignes aux riverains habitants, salariés et surtout au vigile sur place 24h/24? Pourquoi avoir enlevé les panneaux signalant la pollution? Que sont devenus les tonnes de déchets détectés pas les spécialistes…. ? Pourquoi n'y a t-il aucune communication de la municipalité sur ce bien étrange chantier?

Autant de questions et bien d’autres qui restent posées.. drôles de mœurs pour une municipalité « écologiste ».


Ronan Kerrest et Michel Mourereau


Par ronan kerrest
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